samedi 26 mars 2011

Gerd Arntz : inventeur du pictogramme

Les pictogrammes abondent autour de nous, que ce soit en signalétique comme dans l’infographie de presse et d’édition. On pourrait croire que cet usage est aussi ancien que la civilisation, qu’il dérive directement des hiéroglyphes de l’ancienne Egypte. En fait, il faut attendre le XXème siècle et des objectifs de publications économiques destinées au grand public pour voir apparaître une systématique à cet égard.
« Les mots divisent, les images unissent » : Gerd Arntz et Otto Neurath développent une méthode universelle de communication par l’image qui prendra le nom d’ISOTYPE (International System of Typographic Pictures Education) en 1935. Ils publient en 1930 un atlas de la société et de l’économie en 100 graphiques.
Pendant sa carrière, Gerd Arntz aura développé environ 4000 pictogrammes et illustrations abstraites dans ses diverses publications.
L’ouvrage Gerd Arntz graphic designer du designer Ed Anninck et du critique Max Bruinsma, publié en anglais chez 010 publishers à Rotterdam  retrace le parcours passionnant de Gerd Arntz et montre 250 pictogrammes et graphiques conçus par ce génial designer.





vendredi 18 février 2011

Michal Batory aux Arts Décoratifs

À ne pas manquer : une rétrospective de l’œuvre de Michal Batory

Michal Batory est un des graphistes les plus en vue et les plus reconnus au plan international. Né en 1959 en Pologne, Michal Batory y a fait ses études à l’Ecole Nationale d’Arts Plastiques de Lodz avant de s’établir en France à la fin des années 80. Son génie d’affichiste s’affirme et les collaborations avec des institutions culturelles s’enchainent : l’Ircam, l’Arsenal à Metz, le Théâtre national de Chaillot, le Centre des Arts d’Enghien, et bien d’autres encore. En dernières réalisations de Michal Batory, on peut citer l’affiche de la biennale du graphisme d’Echirolles 2010 ainsi que l’affiche du prochain Salon du dessin à Paris (30 mars- 4 avril 2011).
Michal Batory entretient une véritable complicité avec son public. Les passants et la plupart des graphistes, connaissent ses images. Les réactions sont souvent spontanées, intuitives, brutes, et positives. Ses images d'une force visuelle extraordinaire attrapent l'œil et sont reconnaissables entre toutes. Tout est question de langage et Michal Batory a su, au fil des années et des commandes, trouver le sien, sa grammaire visuelle, son écriture, une approche, plutôt qu'un style.
Le dialogue, d'une merveilleuse simplicité, repose une fois de plus sur la métaphore en ayant toujours recours à l'illustration, à la photo, au collage, ou encore à la peinture. De manière quasi systématique, c'est avec un rien - des épluchures, un sac plastique plié, une baguette de pain, un cornet de frites ou des pétales de roses - qu'il fait naître ses émotions. Le goût du collage, du détournement de la matière naturelle, des montages ludiques, toujours très précis, constituent "l'approche Batory", quel que soit le traité ou le sujet. 







jeudi 9 décembre 2010

ANIMATION


RAIPONCE : Quel drôle de nom pour une princesse !

Oui, Raiponce est un film d’animation 3D et relief produit par John Lasseter, mais non, ce n’est pas un film signé Pixar ! Enfin... un peu... Disney a racheté Pixar en 2006. Et ironie de l’histoire : John Lasseter, la force créative derrière les succès de Pixar, est aussi un admirateur de l’animation traditionnelle à la Disney. Devenu directeur créatif de Pixar et Disney Animation, il s’est donné pour mission, à côté des productions Pixar, de faire revivre la tradition Disney...

... et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants... dont Raiponce !

Et on ne peut pas leur reprocher, le film est un régal autant pour les enfants que pour les parents. Pour ceux qui ont aimé Shrek, l'humour n'est pas au niveau mais : "c'est un film pour les enfants avant tout, petits gredins, pas pour vous !" (grands dadets !).

Adapter Raiponce, un conte classique des frères Grimm, oui, mais en modernisant histoire et personnages, et en réalisant le film en 3D relief. Résultat : le rythme et l’humour de Raiponce allié au côté spectaculaire de la 3D relief  lui valent un succès mérité au box-office.
Tous les ingrédients sont là : graphisme, couleurs, décors, musique. Mais aussi les personnages : Raiponce et son répondant Flynn, les seconds rôles, toujours excellents (le caméléon, le cheval), la méchante belle-mère, les gentils parents.
Mélanger rythme, narration, action et humour tels qu’on les aime aujourd’hui au style visuel génial des grands classiques Disney était donc une bonne idée. 
L’évolution des mentalités demande des héroïnes plus dynamiques et moins effacées, et Disney si emploie : Jasmine, Arielle, La Belle, la Princesse et sa grenouille, et aujourd'hui Raiponce, une héroïne en ébullition. Et toutes ces belles malmènent... un tout petit peu... le mâle dans toute sa splendeur... pour enfin et bien sûr tomber amoureuse du petit cœur tendre sous la cuirasse... Comme dans la vraie vie... hum ! Mais on est là pour rêver, non ?

une princesse qui ne se laisse pas faire...
 
un petit ami et confident...
et un cheval fougueux...


jeudi 2 décembre 2010

PHOTO

PARIS PHOTO :
La première foire mondiale de la photo, avec l’Europe centrale à l’honneur cette année.

Paris Photo, c’est comme la FIAC. Des galeries de moult pays exposent leurs œuvres aux badauds et acheteurs dans un lieu prestigieux (le Carrousel du Louvre) : 106 exposants dont 91 galeries et 15 éditeurs, 26 exposants français et 80 étrangers, 25 pays sont présents  pour cette édition 2010 du 18 au 21 novembre. Point d’orgue de ce mois de la photo, c’est d’abord la première foire mondiale de la photo .Ici, contrairement au récent salon de la Photo, pas d’appareils ou de démonstrations techniques. Mais des milliers de photos exposées, couvrant toutes les époques et tous les genres : incontournable pour tous les amoureux de l’image fixe et les collectionneurs en recherche de nouveaux talents.
Brassaï, Brouillard sur le Pont-Neuf, 1932

Christophe Luxereau, Vanités, 2009

Ellen Kooi, Out of Sight, 15/02/09


GRAPHISME

Voyage graphique pour les 20 ans du Mois du Graphisme :

L'affiche du Mois du Graphisme 2010 à Echirolles par Michal Batory
Le Mois du Graphisme à Echirolles, en banlieue de Grenoble, est un des événements incontournables, avec le festival de Chaumont, du graphisme français. Et pour ses 20 ans en 2010, plutôt qu’une rétrospective, Michel Bouvet a souhaité nous montrer combien le monde a changé en 20 ans, et le graphisme avec : « Pour ses vingt ans – le bel âge ! – le Mois du Graphisme d’Échirolles propose de s’interroger sur le rôle – hier, aujourd’hui et demain – du graphisme et des autres arts dans la société. En choisissant les États-Unis, le Japon et la Russie comme les principaux protagonistes de cette nouvelle édition, nul doute que sa dimension géopolitique n’apparaisse clairement à chacun. »

Chaque graphiste invité expose non seulement ses « œuvres choisies », mais aussi son atelier (en partie) et des photos/vidéos de sa ville. Et pour les US, programmation renforcée avec deux expos de photos et posters qui nous replongent dans une ambiance très « 60s & 70s ». Par ailleurs, ce mois du graphisme à Echirolles déroule jusqu’au 31 janvier 2011 des projections audiovisuelles, des rencontres et conférences, des workshops et bien d’autres découvertes.